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Date de publication: 03-03-2021 🕒 12 min de lecture
L’installation électrique est un élément indispensable de chaque appartement ou immeuble. Chaque installation doit être entretenue, modernisée ou réparée de temps en temps, ce qui comporte un certain risque pour l’électricien impliqué dans les travaux.
Le travail sur une installation électrique est toujours associé à un certain risque, mais nous pouvons effectivement le minimiser. Nous devons uniquement suivre les règles de sécurité, utiliser les outils appropriés et éviter les erreurs de base qui pourraient entraîner une panne ou un accident. Dans ce chapitre, vous en apprendrez plus sur eux.
Le courant électrique dans les installations typiques monophasées ou triphasées peut constituer un risque sérieux pour la santé et la vie. Voilà pourquoi, pour des raisons de sécurité, il est nécessaire d’utiliser un équipement de protection individuelle approprié (lunettes, gants, vêtements, chaussures, tapis isolants), ainsi que d’utiliser des outils et accessoires sûrs (appareils de mesure approuvées, testeurs, sondes, outils à main isolés tels que pinces, tournevis, pinces, clés plates et à douille, etc.).Une sécurité accrue lors du travail avec des installations électriques domestiques peut également être assurée par sa mise en œuvre et sa protection appropriées dans le système TN-S, c’est-à-dire avec un conducteur de protection séparé pour l’ensemble du réseau, qui n’est utilisé que pour protéger les appareils connectés. Il existe plusieurs règles de base dans ce domaine, dont la plus importante parle du système à trois fils d’un réseau monophasé (fil de phase, fil neutre et fil de protection) ou du système à cinq fils d’un réseau triphasé (fils de phase L1, L2, L3, fil neutre et fil de protection). Il en résulte une conclusion évidente que toutes les pièces doivent être équipées de prises de connexion avec un contact de protection auquel le fil de protection est connecté. Il en va de même pour les luminaires, obligatoirement fabriqués en classe de protection II : le fil de protection doit également y être connecté.
L’une des principales règles de sécurité est la protection des circuits de l’installation avec les interrupteurs différentiels, ainsi que l’utilisation de les connexions équipotentielle qui relient les fils de protection aux parties conductrices d’autres installations pour égaliser le potentiel des parties conductrices. Il en va de même avec la pose des chemins des câbles électriques en lignes droites et toujours parallèles ou perpendiculaires aux bords des murs et des plafonds : c’est une règle absolument fondamentale et doit être obligatoirement respectée. Bien entendu, tous les câbles doivent être cachés dans des conduits spéciaux, tubes ou des goulottes, à l’exception des câbles multiconducteurs recouverts de PVC plastifié (dit poly(chlorure de vinyle), qui peuvent être placés librement directement sur ou sous l’enduit. En revenant aux prises de raccordement dans les salles de bain et autres pièces où il existe un risque d’éclaboussures ou de poussières sur une telle prise (garages, sanitaires, etc.), il convient de mentionner la nécessité d’utiliser des équipements d’une classe d’étanchéité d’au moins niveau IP44.
Pour un travail ultérieur en toute sécurité avec des installations électriques à l’intérieur du bâtiment, il est recommandé de poser des circuits séparés pour l’éclairage, des prises de courant à usage général, des prises de courant avec un risque plus élevé d’éclaboussures (salle de bain, cuisine) et pour certains appareils nécessitant une protection individuelle (ordinateurs, serveur...).
La sécurité du travail avec l’installation électrique peut être augmentée à condition que nous évitions les erreurs courantes :
Il y a encore 25 ans, une installation électrique typique dans les maisons individuelles comprenait de 4 à 6 circuits électriques ainsi que les éléments permanents et répétitifs comme par exemple : l’éclairage, les prises de courant et un circuit pour les appareils à forte consommation d’énergie , c’est-à-dire un circuit de « cuisine / salle de bain », qui alimentait une plaque de cuisson, un four, une bouilloire ou un lave-linge. Au fil du temps, un autre circuit, assez évident, a apparu qui est destiné à alimenter le terrain d’un bien immobilier, c’est-à-dire un circuit auquel sont connectés l’éclairage de cour, un portail électrique, un interphone ou des outils de jardin comme une tondeuse à gazon et des arroseurs. Aujourd’hui, le nombre de systèmes et d’équipements (qui sont souvent très sensibles aux variations de puissance ou à sa perte) qui nécessitent des circuits séparés est beaucoup plus élevé. Dans la pratique il s’est avéré qu’il ne valait pas la peine de surcharger chaque circuit et il est donc préférable de poser plusieurs circuits en tenant en compte des besoins future. Actuellement les circuits qu’il faut prendre en compte ans les installations électriques conçues pour les maisons unifamiliales dépassent souvent deux ou trois fois tout cela ce qui a été recommandé il y a deux décennies. La division optimale suggérée de l’installation en circuits individuels est présentée dans la liste ci-dessous.
Les interrupteurs à maximum de courant, appelé couramment les fusibles, protègent les circuits individuels et les appareils qui y sont connectés. Ils doivent couper immédiatement l’électricité en cas de court-circuit ou de surcharge. Cela peut se produire immédiatement ou avec un retard, comme avec les fusibles type C qui supposent la possibilité d’apparition d’un courant d’appel élevé. Ils sont connectés dans le boîtier de distribution au conducteur de phase d’un côté et à la prise ou au connecteur.
Les fusibles automatiques sont un groupe de produits assez diversifié qui peut être divisé en fonction de nombreux paramètres. Il convient de mentionner ici les caractéristiques temps-courant, qui indiquent le temps après lequel le commutateur se déclenchera. Le choix correct du fusible est très important dans ce cas, car sinon, nous devrions protéger le circuit auquel l’électronique délicate est connectée et celui auquel, par exemple, les moteurs nécessitant un courant de démarrage plus élevé peuvent être connectés. Lorsqu’on évoque la sécurité des installations domestiques, on peut omettre certaines des caractéristiques typiquement adaptées aux applications industrielles et se concentrer sur les 3 premières.
Le choix d’un interrupteur à maximum de courant pour un circuit spécifique dépend principalement du type ou plutôt du degré de charge d’un circuit donné, généré par les appareils qui y sont connectés. Les calculs qui permettent de sélectionner correctement des paramètres tels que la tenue aux courts-circuits, le nombre de pôles, les caractéristiques du courant de déclenchement ou la valeur du courant nominal sont nécessaires. Dans la pratique, pour un circuit dans une installation domestique typique, des interrupteurs à maximum de courant de classe B pour montage sur un rail DIN doivent être utilisés – avec des valeurs de résistance aux courts-circuits de 6 kA et 10 kA, car ils protègent efficacement les câbles contre les effets des surcharges et des courts-circuits. Pour les circuits qui sont particulièrement chargés – dans la cuisine ou dans la salle de bain – des interrupteurs avec un courant nominal de 16-20A, sont recommandés, pour les circuits typiquement « prise », des fusibles 10A-16A, devraient être suffisants, et pour un circuit comprenant des luminaires, 10A devrait être complètement suffisant.
Récemment, interrupteurs différentiels – en abrégé RCD – doivent être utilisés dans chaque tableau de distribution domestique et dans chaque installation nouvellement installée. Ils sont souvent confondus avec les interrupteurs à maximum de courant (appelés « fusibles »), mais leur fonctionnement et leurs fonctions sont complètement différents. Généralement, les praticiens distinguent trois types de interrupteurs différentiels basés sur le courant résiduel « supporté » par eux. Ce sont respectivement :
La méthode d’installation de l’interrupteur RCD montre clairement son fonctionnement, car il est monté dans le boîtier de manière à ce que les conducteurs de phase et de neutre le traversent. Lorsque la situation est stable et sûre, le courant dans le circuit est le même que le courant dans le neutre. Dès que l’installation est endommagée, le courant « s’échappe » et il est présent, par exemple, sur le boîtier d’un appareil électrique – en conséquence, les valeurs de phase et de courant nul commencent à différer. C’est cette différence entre les deux paramètres qui a donné le nom d’interrupteurs RCD, et son occurrence déclenche le mécanisme qui déconnecte l’installation de l’alimentation.
La description ci-dessus du fonctionnement et de l’application des interrupteurs RDC répond largement à la question posée dans le titre de ce chapitre. Ces accessoires protègent en premier lieu les utilisateurs de l’installation et les appareils qui y sont connectés contre les chocs électriques résultant d’un contact direct ou indirect. C’est une fonction qui sauve non seulement la santé, mais aussi la vie. Dans le même temps, les interrupteurs RDC minimisent le risque d’incendie causé par une éventuelle panne de l’installation ou de l’un des récepteurs branchés sur l’un des circuits.
La boîte de distribution, appelée couramment boîte à fusibles, est un espace bâti dans lequel tous les circuits locaux d’installation électrique sont regroupés – à la fois ceux acheminés à l’intérieur de la maison et ceux conduits à l’extérieur, c’est-à-dire au jardin ou à la cour ou allée. C’est là que se trouvent toutes les garanties qui font fonctionner correctement l’installation et qui protègent les circuits, les appareils connectés et nous – utilisateurs – en cas d’événements ou de situations imprévues et dangereux.
Généralement chacun boîte – souvent également appelé **boîtier ou poste de distribution – contient des disjoncteurs qui, en coupant l’alimentation électrique, protègent le circuit et ses utilisateurs contre les effets d’un court-circuit ou d’une surcharge. En plus de ceux-ci, au moins un interrupteur RCD mentionné ci-dessus est nécessaire. Le boîtier comprend également ce que l’on appelle un interrupteur – sectionneur qui coupe toute l’installation de l’alimentation électrique. Cet interrupteur principal de secours permet – en cas d’inondation ou d’incendie, par exemple – de couper immédiatement l’électricité dans toute l’installation.
En plus des composants essentiels ci-dessus, le boîtier de distribution contient souvent des modules et accessoires supplémentaires. Cela dépend beaucoup de l’année de construction du bâtiment et de l’installation électrique, et de cela si l’administrateur a équipé le bâtiment d’automatisation supplémentaire, qui avec le développement de l’idée « Smart Home », est de plus en plus présente dans nos maisons et plus clairement. La liste suivante présente la plupart des modules et accessoires supplémentaires possibles qui peuvent être installés dans une boîte de distribution typique dans l’offre actuelle du marché :
Les installations triphasées sont de plus en plus souvent un élément d’équipement indispensable non seulement dans un garage ou un atelier à domicile, mais aussi dans une cuisine moderne dans des maisons individuelles ou multifamiliales. La soi-disant « force » est une installation avec une tension de 230/400V, qui se compose de cinq fils. Trois d’entre eux sont des fils de phase, tandis que les autres sont le fil neutre N et le fil de protection PE qui n’a pas été connu dans les anciennes installations électriques. L’installation triphasée est utilisée dans les maisons équipées d’appareils et de machines à consommation électrique très élevée. Il s’agit ici entre autres d’une cuisinière électrique, une plaque de cuisson, une chaudière électrique, des chauffe-eau instantanés, une chaudière, un lave-linge séchant ou un plancher chauffant.
Le fait de de l’énergie à des appareils haute puissance n’est pas le seul avantage d’une installation triphasée. L’autre avantage est la sécurité et le confort : trois phases séparées permettent une utilisation en toute sécurité des appareils mentionnés ci-dessus en même temps.
Les installations triphasées se composent généralement des mêmes composants que les installations monophasées. Cependant, leurs circuits individuels, qui alimentent des appareils particulièrement importants à forte consommation d’énergie (équipement de cuisine, équipement d’atelier), doivent être soigneusement planifiés. Il est recommandé de compléter de telles installations avec des prises triphasées à l’extérieur de la maison, dans un atelier ou un garage. Si nécessaire, ils vont alimenter les équipements de construction, lorsque les utilisateurs décident, par exemple, de construire quelque chose de nouveau.
En ce qui concerne la protection des installations électriques domestiques, il convient de s’assurer que le fonctionnement de l’interrupteur différentiel ne coupe pas l’alimentation électrique dans plusieurs endroits en même temps. Pour ces raisons il conseillé d’utiliser au moins 2-3 interrupteurs différentiels, dont un qui est prévu spécialement pour les appareils triphasés. Cependant, lors de la sélection des interrupteurs à maximum de courant, il faut se rappeler qu’il est indispensable de prendre surtout en considération la section des fils et leur capacité de charge, et ces paramètres sont particulièrement importants pour la « force ». Voilà pourquoi il est nécessaire de profiter des interrupteurs de type B 20A.
Vous allez apprendre en lisant notre articlecomment vérifier l’installation électrique de votre maison et appartement.
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